Aout 2025 : Le Nord-Ouest de l’Espagne est touché par des incendies inédits depuis 30 ans. Au Portugal, 3% du territoire national part en fumée. « Incendies, innover pour mieux lutter » est un documentaire au coeur, malheureusement, de notre actualité estivale.
Le vent et la topographie compliquent l’accès aux foyers principaux, même secondaires. On peut au mieux s’approcher mais pas toujours être sur les lieux sur terre, l’hélicoptère apparait la solution.
Le cocktail redoutable c’est la sécheresse, les vents et les températures élevées.
La surveillance vidéo complète les interventions sur le terrain. Les caméras sont plus nombreuses et la qualité du zoom s’est améliorée.
En Italie également, dans le centre d’Ispra, la surveillance vidéo est active. Une cartographie dynamique des risques est disponible en ligne. Les dégâts sont chiffrés également.
En France, dans les Corbières, les feux ont été actifs en 2025. Depuis 1949, de tels incendies n’avaient pas eu lieu en France.
Plusieurs semaines sont nécessaires pour éteindre les feux.
Les agriculteurs sont touchés et voient leurs hectares de vigne partir en fumée en quelques minutes. Les assurances ne peuvent pas couvrir la totalité des pertes. La solidarité d’autres exploitants non touchés permet aux victimes de s’en sortir à court terme.
La perte de biodiversité est également une conséquence majeure de ces incendies.
A Athènes, des quartiers peuplés jouxtent des forêts régulièrement en flammes. En 2018, 102 personnes ont perdu la vie notamment en essayant de fuir par la route. La surveillance, y compris bénévole, s’est renforcée.
Le paysage commence à se transformer durablement. La végétation basse remplace les grands arbres puisque la capacité de régénération de la forêt est limitée.
Dans certains endroits encaissés, les feux peuvent augmenter la température de l’atmosphère et créer des effets dévastateurs au-delà du foyer de départ.
Des équipes, à pied, nettoient le terrain pour repérer des braises isolées.
Des chiens aident à repérer des traces d’hydrocarbures.
Des zones tampons doivent être placées entre villages, forêts, champs cultivés et pâturages pour éviter les propagations.
Des feux contrôlés sont pratiqués en hiver pour réguler un peu les espaces trop denses en végétation. L’idée est donc de façonner les paysages autrement mais cela demandera plusieurs décennies.
Des drones solaires « Zéphyr » (Airbus) pourront survoler les zones et fournir des images plus détaillées que les satellites.
Placer des semences venant d’ailleurs (arbre à miel, pistachia…) et plus résilientes est y piste aussi. Il faudra voir comment ces espèces pourront s’acclimater.
En Allemagne, des plantations test sont prises en exemple. Il faut stopper les monocultures de pins. Les chênes pédonculés sont plébiscités tout comme les bouleaux et les chênes rouges.

