Le reportage s’articule autour de trois exemples : Bangladesh, Colombie, îles Fidji.

Au Bangladesh, en 2024, une famille a perdu 3 fois sans maison en bord de rivière. L’envie de partir est là mais les revenus ne le permettent pas. Des solutions locales émergent faute d’une réponse du droit international. 2000 personnes arrivent à Dacca, la capitale, chaque jour, et vivent difficilement.

Le monde compte aujourd’hui 26 millions de déplacés climatiques en 2023, possiblement 220 millions en 2050.

Comment les nommer déjà ? Des déplacés, des réfugiés, des migrants ? Les déplacements se font à l’intérieur du pays essentiellement. Le Bangladesh encourage la formule de la petite ville pour accueillir ce qui doivent l’être. 80 % du territoire du pays est au niveau de la mer et ce pays est très exposé aux cyclones. Ces villages modèles seraient l’ultime solution que le gouvernement prend en charge. Il y a un besoin d’éducation sur le phénomène : calendrier des saisons, des pluies et des modifications de ce rythme du fait du changement climatique. La salinité de l’eau est un problème. L’eau de pluie est collectée et la distribution est faite de manière organisée. Mais ces villages ne seront pas suffisants, il faudra des droits.

La Colombie a géré les déplacements internes pendant longtemps sur la question des conflits. C’est un modèle. Elle développe des « cliniques juridiques » : professeurs et étudiants en droit étudient ces questions. Une sentence a été rendue en 2024 : les déplacements forcés ne se produisent pas exclusivement à cause de la violence et des conflits armés. Cela inclut donc les motifs climatiques et c’est une première. Le Parlement veut aller vers une loi qui devrait prendre en charge et indemniser les victimes. Un registre pourrait être crée.

Aux iles Fidji, les dégâts sont déjà considérables. La pêche et le tourisme sont les deux secteurs fournisseurs de ressources. La communauté religieuse du Pacifique est très présente et active. On évite le défrichement pour que le sol retienne les constructions. Se pose la question des enterrements qui ne peuvent plus se faire sur des sols sableux instables comme ça. Le forum des iles du Pacifique unit ces territoires et crée une obligation de solidarité.

Il y a un décalage de la responsabilité minime de ces territoires qui sont les plus touchés. Le droit international doit s’emparer de ces questions urgemment. Soutenir sur place évitera un déplacement plus lointain.

Retrouver le replay en cliquant sur le lien suivant :

https://www.arte.tv/fr/videos/120410-000-A/deplaces-climatiques-sans-toit-ni-droit/